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| Poncy Christophe | consommateur | 2006-01-04 |
Lettre ouverte d'un internaute aux députés français, au sujet du projet de loi DADVSI :
http://spaces.msn.com/members/genium/
Mesdames, Messieurs les députés,
Je profite tout d'abord de la nouvelle année pour vous souhaiter à vous, ainsi qu'à tous les êtres qui vous sont chers, une bonne année 2006.
Je voulais également vous faire part d'une de mes réflexions au sujet du projet de loi DADVSI, dont le sujet me passionne.
Vous avez certainement lu la lettre ouverte de Monsieur Denis Olivennes, président de la Fnac, publiée sur Liberation.fr.
Je pense que sa comparaison avec le boulanger du coin, et l'instauration d'une licence globale permettant la consommation infinie de baguettes ne tient pas. En effet, la production d'une baguette supplémentaire implique un travail et des coûts supplémentaires. Cela vaut également pour les autres exemples qu'il cite.
A l'ère du numérique, et pour la première fois de l'humanité, un bien peut être multiplié à l'infini sans aucun travail supplémentaire. La multiplication d'une œuvre n'implique pas de coût supplémentaire. La vision de Monsieur Olivennes témoigne d'une volonté de maintenir artificiellement un modèle économique dépassé. Je viens de lire sur Internet que la république de Venise, à l'arrivée de l'imprimerie et l'invention de Gutenberg, tenta par décret d'attribuer le monopole de l'impression des livres à l'imprimeur allemand Johannes von Speyer. A cette époque, on s'éleva aussi contre cette invention qui ne pouvait que tuer la création, et l'on défendait les privilèges et les travaux des moines...
Aujourd'hui, certains comparent Internet aux "autoroutes de l'information". Ce n'est pas très poétique. Peut être à l'image des sites marchands actuels qui nous présentent les œuvres sans aucunes saveurs. Je compare pour ma part les réseaux peer to peer à une ruelle d'un nouveau type, tout aussi frappante que celles que nous pouvons découvrir dans nos villages de France, ou dans le quartier parisien de Montmartre par exemple... Ruelles joliment fleuries par la pensée humaine qui peut s'exprimer aujourd'hui dans les "blogs"...
Voici donc ma réflexion.
Imaginez Mesdames, Messieurs les députés, que nous vivions tous à proximité de cette "ruelle peer to peer "! Que verrions-nous tous les jours lorsque nous rentrerions chez nous? Des milliards de personnes flânant dans cette ruelle comme émerveillé par les beautés du paysage. Ne serions nous pas tentés alors de les rejoindre, et de partager avec eux nos découvertes artistiques? Il y aurait de la vie dans ces ruelles, et comme à Montmartre, nous verrions progressivement s'installer des commerçants de tout type; la publicité ferait également son apparition pour attirer l'attention de la foule... Mais le partage auquel se livreraient les passants de cette ruelle soulèverait inquiétudes et mécontentement chez certains.
Inquiétudes des artistes tout d'abord. En effet, même si la production illimitée d'un bien numérique n'implique pas de coût ou de travail supplémentaire, l'auteur de l'original doit être rémunéré proportionnellement à la production des copies, et sa gloire doit être en rapport avec le succès de son œuvre.
Mécontentements des disquaires ensuite. Les biens que proposent ces disquaires dans les quartiers traditionnels ne sont, quoiqu'on en dise, que des copies de l'enregistrement original des œuvres. Mais la chaine de production de ces biens traditionnels impose une tarification injustifiée dans la "ruelle peer to peer ".
Dès lors, des choix s'imposeraient. La tentation de maintenir artificiellement l'économie traditionnelle impliquerait la surveillance des passants de notre belle ruelle. Bien que la production des biens circulant dans notre ruelle n'implique aucun travail particulier, aucun coût supplémentaire, et permet donc un partage illimité, il serait tentant d'imposer à ces passants un nombre très limité des biens échangés. Pour cela, il faudrait nécessairement surveiller de près les allées et venues dans ces ruelles, et réprimander les passants qui ne respecteraient pas ces règles, jugées pourtant archaïques. La réussite de cette politique impliquerait non seulement une surveillance poussée de notre ruelle mais également le "fichage" de toutes les personnes y circulant…
A l'opposé de ce choix et des mesures liberticides qu'elles impliquent, nous pourrions autoriser la libre circulation des personnes dans cette fabuleuse ruelle, et tirer profit de son succès pour engendrer une nouvelle économie, génératrice de revenus inestimables!
Comme le propose Monsieur le député Patrick Bloche, ne vaut il pas mieux autoriser et rémunérer qu'interdire et sanctionner?
Vous vous doutez, Mesdames, Messieurs les députés que je préfère la vision de Monsieur Bloche, de Madame Christine Boutin ou de Monsieur Bernard Carayon, à celle du président de la FNAC!
La première solution serait donc d'introduire un péage à l'entrée de la ruelle (la fameuse licence globale). Empruntée demain par des milliards de personnes, le calcul des bénéfices donne le vertige, et pourrait à lui seul rémunérer le génie de nos artistes adorés.
La seconde solution serait d'ouvrir les portes de la ruelle à l'économie traditionnelle! Une ruelle capable de brasser des milliards de personnes ne peut laisser insensible les publicitaires. Dans une telle ruelle, vous verriez des publicités joliment intégrées pour ne pas perturber le partage des connaissances, publicités source de revenus là encore inestimable. Ces publicités ne seraient pas intégrées dans les œuvres, mais sur les jolis trottoirs de notre ruelle. Nos artistes étant la cause du succès de notre ruelle, ils devraient tirer profit des sommes colossales qui circuleraient...
Quant à Monsieur Denis Olivennes, président de la Fnac, nous pourrions lui offrir une boulangerie, avec une vue imprenable de la belle ruelle; il comprendrait alors que la production d'une baguette ne peut se comparer à la numérisation d'une œuvre.
Dans l'espoir de pouvoir un jour flâner dans la ruelle que je viens de décrire, je vous prie d'agréer, Mesdames, Messieurs les députés, l'expression de mes sentiments respectueux tout en vous souhaitant une très bonne année 2006.
Christophe Poncy
Internaute et développeur .NET
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| plagnieux jean | consommateur | 2005-12-24 |
Bonjour
Il me parait normal que les Auteurs-Compositeurs soient rémunérés pour leur travail... Leurs intérêts ne sont pas forcement les mêmes que ceux des géants capitalistes de l'industrie phonographique...
Il me semblait qu'en France au moins, la SACEM à obtenu le prélèvement systèmatique d'une taxe sur la vente de supports vierges d'enregistrement?
mini K7, VHS, CD, et DVD...
C'est une reconnaissance de la légalité de la copie personnelle... la taxe est payée même si le CD ou DVD sert à la sauvegarde de fichiers personnels...
Qu'en est-il de cette perception en France?
Quelles pratiques dans les autres pays de l'UE? Pour quels intérêts? Celui des Auteurs-Compositeurs ou ceux du grand capital..SONY UNIVERSAL etc...?
Il est à noter aussi que le consommateur (en France au moins) en a marre de ce faire pigeonner avec des rééditions souvent commercialisées au "prix du neuf"
Exemple:les CD des Beattles à 20€!
Les copies sont forcements plus abordables...
Quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage...Là, on atteint un phénomène d'autodestruction de la part des industriels...Alors la copie pourquoi pas?
CQFD...
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| guynux | consommateur | 2005-11-29 |
| lancer un label avec logo "DRM-free" |
| FAUVE Daniel | consommateur | 2005-11-21 |
Bonjour,
J'ai examiné les résultats de votre enquête sur les distributeurs de musique payantes en téléchargement. Vous avez notamment répertorié les titres de musique classique et vous avez constaté que ceux-ci n'étaient pas nombreux, et vous en avez déduit comme EFC Que choisir que cela devenait dangereux.
Sachez cependant que si votre enquête vous avez conduit a examiner les titres nouveaux en CD comme en DVD disponibles en musique classique-je ne m'intéresse qu'à cette musique- étaient tout aussi rares chez les disquaires. Soyez dons objectifs et lorsque vous comparez comparez donc tout... |
| Cuvillier Jacques | autre | 2005-11-15 |
Déclaration universelle des droits de l'homme article 27 :
« Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent ».
Ill n'est question ici ni de privilèges d'utilisateur ni de conditions de ressources.
Jacques Cuvillier
www.documentlibre.org |
| kareb pascal | autre | 2005-11-12 |
bonjour,
dans le cadre du lancement d'un portail culturel, nous voulons véhiculer le même message et les mêmes valeurs que les votres.
Nous souhaiteirons diffuser sur notre site la déclaration.
pouvons la reprendre librement en indiquant sa provenance?
peut on la diffuser sur notre blog qui précède le lancement officiel de notre site?
mail: redaction@lezarder.biz
url du blog: www.lezarder.biz |
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